TOUT L'OEUVRE de Jean-Michel BASQUIAT

mercredi 26 février 2025

Les ANGES de BASQUIAT









Ils sont un mélange de sainteté et rébellion, lumière et chaos. Ils sont souvent représentés avec des ailes, mais aussi avec des traits humains ou bestiaux. Ils peuvent apparaître comme des martyrs, des musiciens ou des boxeurs, évoquant des figures héroïques noires. Ils peuvent être vus comme des esprits protecteurs ou des messagers d’un monde en souffrance. Ils symbolisent la dualité entre élévation et chute, un thème central dans son œuvre.


mercredi 19 février 2025

BASQUIAT à ENGADIN (SAINT MORITZ)








 EXPO BASQUIAT « ENGADIN » à Saint-Moritz 


Le marchand d’art et ami de BASQUIAT, Bruno BISCHOFBERGER a prêté une partie de sa collection pour cette exposition 2025, constituée par des oeuvres que BASQUIAT a peintes sur place lors de ses fréquents voyages en Suisse sur l’invitation de BISCHOFBERGER.

La famille BISCHOFBERGER est très présente dans ces oeuvres, « YOYO », la femme de Bruno, et  CORA qui a collaboré à 3 des tableaux en laissant une trace émouvante qui rejoint le style faussement enfantin de BASQUIAT.

On peut voir l’influence des Alpes suisses dans l’iconographie des oeuvres présentées. BASQUIAT adorait cette région et est resté lié à cette famille jusqu’à la fin.

mercredi 12 février 2025

BASQUIAT & MARY BOONE












 


Mary BOONE, née en 1952 est d’origine égyptienne et a ouvert deux galeries à Manhattan en 1977 et 1979.

Basquiat a exposé à la galerie Mary Boone dès 1982 mais a coupé les ponts en 1985 après l’échec d’une autre exposition.

Surnommée la « reine de l’art moderne » des années 80, Mary Boone a fermé ses galeries lorsqu’elle a été condamnée à 30 mois de prison et 3 millions de dollars d’amende en 2019 pour évasion fiscale.

 








BASQUIAT & LA RENAISSANCE ITALIENNE



BASQUIAT était autodidacte mais avait acquis grâce à sa mère une solide connaissance de l’histoire de l’art, notamment par la visite régulière des musées de New York.

Il admirait Léonard de Vinci, Michel-Ange et d’autres maîtres classiques, dont il réinterprétait les œuvres de manière brute et expressive. Il faisait référence aux études anatomiques de Léonard dans ses dessins et réutilisait des motifs classiques en les détournant et en les mixant avec la culture pop.

Comme les peintres de la Renaissance, il utilisait des compositions symboliques et hiérarchisées. Ses couronnes, omniprésentes dans ses œuvres, rappellent les auréoles et les insignes de pouvoir dans les portraits de la Renaissance. Cependant, il les applique aux figures noires et aux héros oubliés de l’histoire, renversant ainsi la perspective eurocentrée de l’art classique.


dimanche 9 février 2025










 BASQUIAT & PICASSO


Les deux artistes se sont démarqués par leur volonté de rompre avec les conventions. 

L’œuvre de Picasso est marquée par une quête permanente d’innovation et une capacité à surprendre et à questionner les normes établies. Basquiat a été surnommé le « Picasso noir » et il considérait Picasso comme l'une de ses influences les plus importantes. Enfant, il admirait particulièrement "Guernica" (1937), exposé au MoMA de New York jusqu'en 1981. En 1985, Basquiat possédait même une petite peinture à l'huile de Picasso dans sa propre collection.

Dans « PABLO PICASSO » Basquiat représente le visage de Picasso presque comme un masque, établissant un parallèle avec leur fascination commune pour l'art africain.

BASQUIAT peint avec une intensité émotionnelle et une distorsion formelle rappelant les portraits cubistes de Picasso.

Pablo Picasso et Jean-Michel Basquiat partagent cette ambition commune de repousser les limites de l’art et de provoquer une réflexion sur la société. L’un et l’autre ont profondément marqué la peinture du XXème siècle.

jeudi 6 février 2025








                                                                 BASQUIAT & LA RUE


Les débuts de BASQUIAT dans le graffiti (1977-1981) avec le tag « SAMO© » et l'influence de l'environnement urbain sur son art ont durablement marqué son oeuvre.


Basquiat capture l'énergie brute des rues de New York, intégrant le graffiti et la peinture sur toile, pour exprimer l'esthétique et les tensions sociales et raciales de la ville. Ses œuvres rappellent les murs extérieurs placardés d’affiches, de peinture, de saleté et d’inscriptions. Surtout avec son usage fréquent de matériaux de récupération : portes, volets, palissades, etc.

L’énergie de la ville, sa diversité culturelle, son urbanisme chaotique – sont omniprésents dans ses toiles. Des motifs inspirés par le métro, les bâtiments et la vie quotidienne se mêlent à des références aux luttes sociales, aux injustices raciales et aux paradoxes de la société moderne.

Basquiat reste l’icône d’un art spontané et universel, né dans la rue. Sa capacité à fusionner le langage de la rue avec des références historiques, culturelles et personnelles lui permet de créer un langage visuel unique.

mardi 4 février 2025

BASQUIAT & LA BOXE

 










Jean-Michel Basquiat entretenait une fascination profonde pour la boxe, qui transparaît dans de nombreuses œuvres. Cette influence vient de son admiration pour des figures emblématiques comme Muhammad Ali, Joe Louis et Sugar Ray Robinson, qui symbolisaient non seulement la force physique mais aussi la lutte contre l’injustice et le racisme.

Basquiat représentait souvent des boxeurs sous forme de silhouettes puissantes, couronnées ou auréolées, évoquant des combattants presque mythologiques. Il utilisait des couleurs vives, des mots griffonnés et des symboles comme des gants de boxe ou des anneaux pour donner une impression d’énergie brute et de confrontation.

La boxe, pour Basquiat, était une métaphore de la survie, du combat contre l’adversité et de la quête de reconnaissance. Comme lui, de nombreux boxeurs noirs de l’histoire ont dû affronter le racisme et la marginalisation avant d’être célébrés pour leur talent.


samedi 1 février 2025

BASQUIAT & L'AFRIQUE







Jean-Michel Basquiat, artiste américain d'origine haïtienne et portoricaine, a entretenu une relation complexe et profonde avec l'Afrique, à la fois dans son identité et dans son œuvre. Son travail est marqué par une exploration des racines africaines, du colonialisme, de l'esclavage et du racisme, tout en s'inspirant de l'art africain traditionnel, notamment les masques et sculptures tribales ainsi que de figures noires emblématiques.




Son style brut, ses traits expressifs et ses figures totémiques rappellent souvent l'esthétique des œuvres africaines traditionnelles. Il représentait des boxeurs comme Jack Johnson et Muhammad Ali, des musiciens de jazz comme Charlie Parker et Dizzy Gillespie, mais aussi des figures africaines comme des rois ou des guerriers. Son œuvre s’inscrit ainsi dans une démarche de réappropriation et de valorisation de l’histoire noire. Les thèmes du racisme, de l’esclavage et du colonialisme sont omniprésents dans son travail.



dimanche 26 janvier 2025

BASQUIAT & LE MARCHÉ DE L'ART






Jean-Michel Basquiat entretenait une relation complexe avec les marchands d'art et le marché de l'art en général, un aspect central de sa vie et de son héritage.

  • En 1981, l'écrivain et critique d'art René Ricard a publié l'article "The Radiant Child" dans Artforum, ce qui a catapulté Basquiat au centre de l'attention du monde de l'art.
  • Basquiat a attiré des marchands influents comme Annina Nosei, qui a joué un rôle essentiel en lui offrant un espace de travail dans la galerie, mais aussi en le positionnant comme une figure centrale du marché.
  • BASQUIAT entretenait une relation ambivalente avec les galéristes.


Annina Nosei : Si elle a aidé à établir la carrière de Basquiat, leur collaboration s'est dégradée lorsqu'il a ressenti qu'il était exploité, notamment parce qu'il peignait dans le sous-sol de la galerie, ce qu'il percevait comme un acte déshumanisant.

Mary Boone : Une autre marchande influente de l'époque, qui a contribué à accroître sa visibilité tout en profitant de son image et de son succès financier.

Bruno Bischofberger : Basquiat a développé une relation longue mais parfois tendue avec ce marchand suisse, qui l'a présenté à Andy Warhol. Bischofberger jouait aussi un rôle central dans la vente de ses œuvres à l'international.

Basquiat a souvent dénoncé le racisme latent dans le monde de l'art. En tant qu’artiste noir dans un univers majoritairement blanc, il était à la fois fétichisé et marginalisé. Il sentait que certaines personnes ne voyaient pas au-delà de son image d’"enfant prodige noir", reléguant ses œuvres à un exotisme plutôt qu’à un véritable génie artistique. Il a dit : "I’m not a black artist, I’m an artist."


  • Basquiat a vendu des œuvres à des prix astronomiques pour son époque, devenant l’un des jeunes artistes les mieux payés de son temps.
  • Mais ce succès commercial a aussi contribué à son isolement. Il exprimait souvent son inconfort face à la marchandisation de son art, le sentiment qu’il perdait le contrôle de son propre travail dans un marché qui valorisait davantage les profits que la vision artistique.


Basquiat est resté une figure emblématique du dilemme entre l'art et le commerce. Sa carrière fulgurante a montré comment le monde de l'art peut élever un talent brut tout en le dévorant. En même temps, il a réussi à subvertir le système, utilisant son art pour critiquer les institutions mêmes qui le célébraient.


« DUSTHEADS »1982. Vendu $48 millions en 2013. « DEVIL»1982. Vendu $85 millions en 2022.

« VERSUS MEDICI » 1982. Vendu $50 millions en 2021. « SKULL » 1982. Vendu $110 millions.





BASQUIAT & LES OBJETS PEINTS

  "LAST SUPPER" BASQUIAT & LES OBJETS PEINTS Jean-Michel Basquiat a souvent peint SUR des objets du quotidien, de telle sorte ...