BASQUIAT & LES FEMMES
Les femmes ont été beaucoup plus présentes dans la vie de Jean-Michel Basquiat que dans son oeuvre. C’est une histoire à la fois intime, politique et contradictoire — comme son œuvre.
Basquiat a été entouré de femmes fortes, créatives et influentes :
Suzanne Mallouk, muse, amante et témoin clé de ses débuts. Madonna, brièvement, avant qu’ils ne deviennent chacun des icônes mondiales. Debbie Harry du groupe Blondie, Jennifer Goode, Paige Powell, Tamra Davis, Mary Boone, Valda Grinfelds, Kelle Inman à la fin, artistes, réalisatrices, galéristes, photographes.
Sa mère, Matilde Andrades, est la figure fondatrice : elle l’emmène enfant dans les musées, nourrit son amour de l’art et reste une présence fantôme dans son travail.
Ces femmes ne sont pas de simples “muses” passives : elles participent à son écosystème créatif.
Les femmes dans son œuvre
Basquiat représente souvent des femmes noires, ce qui, dans les années 1980, est déjà un geste politique fort. Globalement il a peint peu de femmes, beaucoup plus souvent des hommes.
On y voit :
- des corps fragmentés, parfois agressés,
- des figures sexuelles ou sexualisées,
- des reines, des déesses, des mères,
- des références à l’esclavage, à la médecine, à la violence coloniale.
👉 Il ne peint pas des femmes “idéalisées”. Il montre comment leurs corps ont été contrôlés, regardés, exploités, surtout les corps noirs.
Entre admiration et malaise
C’est là où sa peinture est riche car elle traduit cette ambiguïté :
Basquiat dénonce le racisme et le sexisme systémiques, mais reproduit parfois une imagerie violente ou brutale envers les femmes.
En résumé
Basquiat et les femmes, c’est une relation de fascination, de respect et de conflit, une mise en avant rare des femmes noires dans l’art contemporain de son époque, une œuvre qui ne rassure pas, mais qui oblige à regarder.



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