Jean-Michel Basquiat entretenait une relation complexe avec les marchands d’art, un aspect central de sa vie et de son héritage.
En 1981, l'écrivain et critique d'art René Ricard a publié l'article The Radiant Child dans Artforum, ce qui a catapulté Basquiat au centre de l'attention du monde de l'art.
Basquiat a vendu des œuvres à des prix astronomiques pour son époque, devenant l’un des jeunes artistes les mieux payés de son temps. Il a malheureusement dépensé le plus clair de son argent dans les drogues.
Ce succès commercial a aussi contribué à son isolement. Il exprimait souvent son inconfort face à la marchandisation de son art, le sentiment qu’il perdait le contrôle de son propre travail dans un marché qui valorisait davantage les profits que la vision artistique. Il se sentait écartelé entre succès, exploitation et perte d’identité.
Basquiat a souvent dénoncé le racisme latent dans le monde de l'art. En tant qu’artiste noir dans un univers majoritairement blanc, il était à la fois fétichisé et marginalisé. Il sentait que certaines personnes ne voyaient pas au-delà de son image d’"enfant prodige noir", reléguant ses œuvres à un exotisme plutôt qu’à un véritable génie artistique. Il a dit : "I’m not a black artist, I’m an artist. »
Il s’est identifié dans des figures noires célèbres du sport et de la musique comme Charlie Parker, Hank Aaron qu’il percevait comme des martyrs victimes de leur aliénation, dévorés comme lui par le système.





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