Basquiat était un artiste afro-américain, d’origine haïtienne et portoricaine qui revendiquait toutes ses cultures.
Les collages – en juxtaposant des images et textes disparates – évoquent une identité morcelée, un métissage culturel, et parfois une critique implicite des identités fixes que les sociétés occidentales imposent.
Il utilisait souvent des coupures de journaux, des mots raturés, des images populaires (logos, dessins animés, publicités), mêlés à des symboles historiques, médicaux ou religieux. Ce mélange chaotique dénonce les discours dominants.
Basquiat a commencé dans la rue avec SAMO©. Le collage est pour lui une extension du graffiti, une pratique libre, spontanée. Il assemble ce qu’il trouve comme un DJ mixant plusieurs sources (musique, texte, visuel).
Cela produit souvent une tension visuelle et narrative : des mots barrés, répétés ; des images superposées sans logique apparente qui forcent le spectateur à chercher un sens.
Enfin BASQUIAT s’inspire aussi du collage en juxtaposant les plans dans un même tableau, avec un effet mosaïque. Il obtient le même résultat avec la technique du « repentir » (le « pentimento » des peintres de la Renaissance italienne qui permet de masquer ou de faire apparaître des personnages, des objets ou organes, ou de modifier leur aspect et leur position.)

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